Égale Action célèbre 20 ans de reconnaissance pour les femmes d’influence dans le sport
Après un récent match des Roses de Montréal au Stade Boréale, une Tanya Boychuk rayonnante s’est précipitée vers sa présidente, Annie Larouche. La présidente des Roses veut dire par là que désormais, filles et garçons peuvent s’inspirer des athlètes professionnels, peu importe leur genre. Qu’une jeune fille peut vouloir jouer au hockey comme Cole Caufield et qu’un garçon, oui, peut suivre les traces d’une attaquante de la Super Ligue du nord de soccer. Annie Larouche ajoutera plus tard qu’on n’est Rencontrées à l’occasion du 20e Gala Femmes d’influence en sport au Québec, mercredi, à Montréal, ces deux grandes personnalités du sport au féminin faisaient partie d’un groupe de 20 femmes auxquelles on rendait hommage pour leur engagement qui L'autrice et chroniqueuse Florence-Agathe Dubé-Moreau a publié en 2023 l'essai Hors jeu : Chronique culturelle et féministe sur l’industrie du sport professionnel. Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon Parmi cette Pour elle, l’Amérique du Nord, et pas seulement le Québec, est en train de vivre Cette mise en lumière du talent et la possibilité de créer un contexte professionnel où faire briller leur talent, pour moi, c’est un point charnière, et c’est quelque chose à laquelle chacun et chacune de nous pouvons contribuer! Comme pour étayer son argument, Dubé-Moreau dresse une liste de personnalités aux apports bien distincts quand on lui demande s’il y a une pionnière du sport qu’elle souhaiterait rencontrer pour la première fois avant le gala : Sylvie Béliveau a été l’entraîneuse de l’équipe nationale de soccer et a co-fondé Égale Action. Guylaine Demers, issue du milieu du basketball, est maintenant professeure et co-directrice de l’unité de recherche mixte PROFEMS pour la progression des femmes dans le sport. Marie-José Turcotte a ouvert toutes grandes les portes pour les femmes dans le journalisme sportif avant sa retraite en 2022. En témoin privilégiée de presque quatre décennies de sport féminin, Marie-José Turcotte situe le tournant en 2019, avec la Coupe du monde féminine de soccer en France. Marqué par de nombreuses interventions des Américaines pour l’équité salariale avec leurs pairs masculins, le tournoi a attiré des audiences records, et l’ancienne journaliste juge qu’on en récolte aujourd’hui les fruits. La Victoire de Montréal vient de terminer sa deuxième saison. Photo : The Canadian Press / Graham Hughes Le sport professionnel au féminin est en vogue, certes. Cela dit, on avait aussi le souci de lancer des fleurs aux intervenants de sports olympiques ou paralympiques — ou tout simplement à celles qui font la promotion de l’activité physique. Toutes ces réalités, selon Marie-José Turcotte, sont d’ailleurs parfaitement conciliables. Les jeunes partisans de Tanya Boychuk, Caitlin Clark et Aliyah Boston en sont la preuve vivante.Un petit garçon est allé la voir pour lui dire : “quand je vais être grand, je veux jouer comme toi”, raconte Larouche. Alors je pense qu’on y est.
Je passe beaucoup de temps en Indiana, parce que mon frère joue là-bas, renchérit l’ancienne basketteuse professionnelle Jennifer Mathurin. Quand je vais aux matchs du Fever, il y a des petits garçons qui portent le chandail de Caitlin Clark, d’Aliyah Boston. Il n’y a plus vraiment ce genre de concept où ce sont seulement les hommes qui peuvent motiver les filles ou être des modèles. Ça change, et ça se fait mutuellement.
pas rendu à l’équité, ça, c’est certain
, mais le constat est encourageant. fait progresser l’équité dans le sport au Québec
, pouvait-on lire dans la programmation. Comme un rappel que l’objectif n’est toujours pas atteint.
équipe étoile
, comme l’organisme Égale Action avait choisi de l’appeler, Florence-Agathe Dubé-Moreau faisait figure de jeune recrue
— ses mots, pas les nôtres. L’autrice et chroniqueuse, pour son essai Hors-jeu, s’est attentivement penchée sur cette problématique, particulièrement dans le sport professionnel. un moment historique dans le sport
.Au cours des 10 dernières années, il y a eu énormément de travail qui a été fait par des femmes pour faire valoir la lutte pour plus d’égalité, plus d’équité dans le sport, souligne Dubé-Moreau. Maintenant, en 2024, en 2025, on a vu les fruits de tout ce travail, avec la montée de la place des femmes dans le sport — qui est indéniable du côté du sport professionnel, entre autres : la création de nouvelles ligues, de nouvelles équipes, ici à Montréal on a la Victoire et les Roses.
Quand j’ai commencé, en l’an je ne sais plus trop quoi, j’entrais dans une taverne
, raconte l’ancienne collègue, longtemps la seule femme du service des sports de Radio-Canada après s’y être jointe en, précisons pour elle, 1985.Ici, on le voit en ce moment avec les ligues professionnelles, le soccer… le hockey, il y a eu quelques essais, mais cette fois-ci, ça semble fonctionner. Dans le fond, tout s’explique toujours par l’argent, souligne-t-elle. Des investisseurs ont vu qu’il y avait potentiellement quelque chose à faire avec ça, qu’il y avait un espace qui s’ouvrait, un engouement qui commençait.

C’est une évolution de société
, et ça n’aurait probablement pas été possible il y a 10 ans
, soutient Annie Larouche. Égale Action, qui offre notamment des formations en leadership au féminin, avait toutes les raisons du monde de lui faire une grande place à son gala.Avant d’avoir ma fille, j’adorais ma filleule, se souvient-elle. Et j’avais dit à quelqu’un : “J’ai tellement peur de ne pas aimer ma fille autant!” Cette personne m’avait répondu : “L’amour ne se divise pas, il se multiplie.” Et je pense que pour le sport, c’est la même chose. Ça ne peut pas se diviser, ça ne peut que se multiplier.
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